6/ Museum Week : La Nature, Le Coquillage qui Collectionnait des Coquillages

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Avant dernier thème de la Museum Week, la Nature est une manne infinie de couleurs, de formes, de textures, autant d’inspiration pour les artistes. Ce blog étant avant tout dédié aux objets, je te présente la mascotte non-officielle d’Objets d’Histoire : Mesdames et Messieurs, dans un tonnerre d’applaudissements, le xénophore collectionneur !

 

Passion Collection

Le xénophore collectionneur est un coquillage qui aime tellement ses congénères qu’il les collectionne. C’est le conchyophile (le mot moche pour désigner le collectionneur de coquillage) ultime, tu ne peux pas être plus conchyophile qu’un coquillage conchyophile. C’est impossible.

 

Ce mollusque récupère les coquilles entières ou de petits éclats sur le sol marin, il apprécie aussi les coraux (morts ou vivants) et même les galets ! Une fois qu’il a trouvé la pièce parfaite qui enrichira sa collection, il la colle sur sa propre coquille.

Xénophore Collectionneur
© Siratus

Son nom même indique ce tendance à l’accumulation puisque  xenophora signifie « qui porte l’autre ».

On trouve cet étonnant coquillage dans les récifs, les côtes rocheuses du Pacifique occidental et de la mer de Chine, il occupe un espace allant ainsi du Japon aux Philippines.

Plusieurs espèces de xenophores ont été recensées et chaque espèce possède ses « objets » de collection de prédilection selon, vraisemblablement, la profondeur et le type d’environnement dans lequel habite le coquillage.

 

Camouflage Chelou

Si plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette passion de la collection, tu peux en retenir deux qui tiennent la route.

La première présente le xénophore non pas comme un conchyophile averti mais comme un trouillard qui utilise d’autres coquillages comme mécanisme de défense. Il se fabrique une armure en gros.

La seconde propose que cette collection collée sur la coquille du xenophore soit en réalité une manière de se surélever pour pouvoir se nourrir en minimisant les déplacements sur le fond marin et donc sa visibilité par les prédateurs. Bouffer sans se faire bouffer. Habile.

 

 

SOURCES :

 

  • MERMET G. et PACCALET Y., Trompe-L’œil, quand la nature fait illusion, Éditions de la Martinière, Paris, 2010
  • LEBRUN Patrice, PACAUD Jean-Michel, COURVILLE, Philippe, Les xénophores : des gastéropodes agglutinants. Les espèces du Cénozoïque français, Fossiles., Revue française de paléontologie, 28
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