Nombre de diffuseurs de parfum d'intérieur aux grossières senteurs synthétiques ne sont que les médiocres ersatz d'un objet superbe et subtilement parfumé qui autrefois défendait corps et âme son propriétaire des maladies, et même des démons. Histoire du pomander ou pomme de senteur.

Pomandre en or émaillé à forme de grenade et ornée de rubis, émeraude et diamant. Circa 1600 - 1625. © Rijksmuseum

L'odeur de Jésus

Au Moyen-Âge, les odeurs devinrent un enjeu de taille dans la conception que chacun se faisait de l’hygiène. Inspiré des pensées arabes et antiques, l’environnement olfactif se modela de manière manichéenne avec la différenciation entre bonne et mauvaise odeur, chacune étant capable de modifier l’air et d’influer sur le corps. Ainsi, le température froide et sèche pouvait menacer le corps de pourrissement tandis que la chaleur humide favorisait l’installation d’un air venimeux.

Les senteurs portées sur le corps visaient à équilibrer l’air et les températures afin de favoriser la bonne santé du corps. Ce travail de calibrage corporel nécessitait des substances odoriférantes fortes, afin de véritablement « ressentir » les effets bénéfiques. À la suite des Égyptiens, des Arabes, des Grecs et des Romains, les hommes du Moyen-Âge jetèrent leur dévolu sur les aromates. L’emploi de ces produits dans l’embaumement des morts ne leur était d’ailleurs pas inconnu et les aromates occupent une place importante dans la religion catholique à travers l’histoire du baume du Christ. Une histoire méconnue et ô combien instructive.

Dans sa célèbre Légende Dorée, Jacques de Voragine (vers 1228 – 1298) explique :

Le corps du Christ fut rempli de baume, autant qu’un magasin, et il voulut que cette réserve soit ouverte pour que le baume s’en écoule, par lequel celui qui pue est guéri. […] De l’odeur de ce baume, il est dit : « J’ai rendu mon parfum comme le cinnamome et le baume odorant ».

Jacques affirme ici que le Christ est, à l’image des princesses, un être qui ne « pue » pas – et Jésus qui est aussi amour (et probablement paillettes) se trouve donc avoir de sérieux points commun avec les licornes.

Partant de cette affirmation rigoureusement scientifique, la bonne odeur fut associée à la sainteté d’où l’expression « être en odeur de sainteté ». Ce n’est pas au catéchisme qu’on t’a appris ça, n’est-ce pas ?

[Clique pour agrandir] Tapisserie de Notre-Dame de Nantilly (Haute-Saône), XVIe siècle. Ange portant le linceul et les baumes pour l'ensevelissement du Christ. © Diocèse 49
[Clique pour agrandir] Détail de la tapisserie de Notre-Dame de Nantilly (Haute-Saône)XVIe siècle. Ange portant le linceul et les baumes pour l'ensevelissement du Christ. © Diocèse 49

Le Cantique des Cantiques fait aussi régulièrement référence aux aromates. Dans ses différentes versions (grecque, latine ou hébraïque), il se termine toujours en évoquant « la montagne des aromates ». Les aromates trouvent donc légitimement leur place dans la culture du Moyen-Âge. Ils sont les ingrédients luxueux chaudement recommandés par l’Église pour se prémunir des épidémies et surtout de la peste noire. Car n’oublions pas que la religion fut pendant des siècles aussi qualifiée en matière de médecine que Poulidor le fut en matière de défaite.

Les pommes de senteur, "pomandres" ou "pomanders" sont soit ajourés soit constitués de "quartiers" hermétiques. Ces objets permettent de porter sur soi le parfum du musc, de l’ambre gris ou de la civette (des matières toutes sécrétées par des animaux sauvages à l'odeur...prononcée)

Pomandre allemande en or, émail et pierres précieuses, début du XVIIe siècle. Ce bijou mesure 8 cm de hauteur et 4 cm de diamètre. © Burghley Collections

En 1174, nous avons le témoigne de l’arrivée en Europe de l’ancêtre des diffuseurs de parfums. À cette date, Baudoin IV (1161-1185), roi de Jérusalem, offrit à l’empereur Frédéric Barberousse (1122 – 1190) plusieurs pommes d’or (des pommes de senteurs précieuses) remplies de musc. Une manière très élégante de faire comprendre à Fredo qu’il sent l’ours. L’ours après une longue hibernation.

Ces objets sont presque exclusivement de véritables bijoux d’orfèvrerie. Les pécores n’ont pas les moyens d’accéder à ces parfums rares et onéreux. Les pomandres sont d’ordinaire de forme sphérique et s’ouvrent en deux parties puis en plusieurs quartiers, comme une orange. Dans chacun de ces quartiers sont placés les aromates.

Chronologiquement, le musc et l’ambre sont les senteurs plus appréciées. Néanmoins, la faculté de médecine de Paris ajoute dès le milieu du XIVe siècle pas moins de 29 substances odorantes propres à prendre place dans ces écrins. Font ainsi leur apparition la noix de muscade, le bois d’aloes, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, le camphre, le santal ou le cinnamome.

Ces aromates proviennent de l’orientale route des épices traversant des pays aussi lointains que fascinants. Pourquoi les hommes du Moyen-Âge s’entêtèrent-ils à recourir à de tels produits alors qu’il existait chez eux des produits odoriférants moins onéreux tel que les fleurs, herbes séchées et autres écorces ? Pourquoi précisément les aromates ? Parce que c’est écrit dans la Bible, déjà (et comme chacun sait, c’est Jésus qui dit qui y est), mais pas uniquement.

Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois

L’oiseau légendaire renaissant de ses cendres et qui nous est connu sous le nom de Phénix existe dans toutes les civilisations. Il emprunte différentes formes, parfois à des oiseaux ou des animaux existants. Toujours, il est un animal rare qui n’apparaît que très exceptionnellement aux yeux humains mais surtout, il est immortel. Cette immortalité est en rapport direct avec le feu et les parfums.

En Égypte, l’oiseau phénix se nomme Benou, il représente l’âme de Rê. Il est dit qu’il naquit par lui-même à partir d’un feu. Naturellement, il est associé à la résurrection et au Soleil. Les Grecs adoptèrent cette forme et en firent le phénix énigmatique dont triompha Œdipe avant de buter son père et de coucher avec sa mère (dommage).

De part sa capacité de résurrection, les chrétiens n’eurent aucune velléité contre cet oiseau dans la mesure où il s’avéra idéal pour illustrer la résurrection du Christ. L’animal fut donc immédiatement catapulté dans le Physiologus (IIe ou IVe siècle), le bestiaire chrétien qui influença le Moyen-Âge. Oiseau venu « des régions de l’Orient, en Arabie » selon Saint Clément (Ier siècle ap. J.C – vers 99), le phénix demeure dans la pensée chrétienne l’oiseau mythique qui renait de ses cendres dans un brasier d’aromates.

Pourquoi diable ce monstre immortel a-t-il besoin d’aromates ? Un bidon d’essence n’aurait-il pas été tout aussi efficace et bien moins onéreux ? À défaut, quelques brindilles et le bûcher n’aurait pas manquer d’être grandiose (Jeanne d’Arc likes this). Que ce soit en Égypte, en Grèce, dans la Rome antique ou chez nos Chrétiens (et néanmoins amis), l’oiseau mythique ne se défait pas de son bûcher aromatique alors qu’un tas de bois bien sec eut suffit.

Une alternative approuvée par Disney

Lorsque le Moyen-Âge évoque « des régions de l’Orient, en Arabie » comme le fait Saint Clément, il s’agit moins d’une région géographique déterminée que d’une idée de pays lointain, au plus proche de Paradis terrestre où se trouvent les fleuves réels et mythiques du Tigre et de l’Euphrate. Google Map n’existe pas encore mettant en exergue les lacunes humaines en matière de géographie. L’Asie et l’Inde notamment étaient associées dans un flou géographique à de lointaines et mystérieuses contrées où se trouvaient les merveilleux aromates.

La route des épices transportait ces précieuses denrées vers les pomanders des Occidentaux les plus fortunés. Leur préciosité tenait à leur rareté ainsi qu’à l’idée qu’on se faisait de leur récolte.

Hérodote (484 av. J.C. – 425 av. J.C.), Aristote (384 av. J.C. – 322 av. J.C) et Pline l’Ancien (23 – 79 ap. J.C.) proposent chacun une version de la récolte de la cinnamome : toujours il s’agit d’une activité périlleuse opposant l’homme planté au sol à un oiseau mythique (identifié comme le phénix par Pline) vivant au « pays de Bacchus » (en Inde) et dont le nid est fait d’aromates. L’idée est de récupérer le nid à l’aide de flèches plombées. Cette médiation entre l’En Haut et l’En Bas (la terre et le ciel) est au cœur de la fonction des aromates.

Concentre-toi : les aromates permettent au phénix mourant et donc « descendant » à sa condition de mortel (il redevient poussière) de « remonter » vers sa condition d’immortelle. Car c’est grâce au nid et à son embrasement que le phénix peut renaitre de ses cendres. Nous avons donc l’homme chasseur terrestre mortel et le phénix céleste immortel. Entre eux, le nid d’aromates est l’élément intermédiaire qui permet de passer d’une condition à une autre.

Récolte du nid d'aromates du phénix dans une miniature romane figurant le Christ lapidé par les Juifs. À gauche comme à droite, les oiseaux qui sont tous de la même espèce soignent les blessures ou sont l'objet de la convoitise d'un homme.

Il en est de même pour Benou, le phénix égyptien – « les Assyrien l’appellent le phénix »(Ovide, Les Métamorphoses, 15, 398-405). Il est dit qu’une fois passé un cycle de 500 ans, l’oiseau :

Amasse de la cannelle, des épis de nard odorant, des morceaux de cinname, de la myrrhe aux fauves reflets ; il se couche au-dessus et termine sa vie au milieu des parfums. Alors du corps paternel renaît, dit-on, un petit phénix destiné à vivre le même nombre d’années. Quand l’âge lui a donné assez de forces pour soutenir un fardeau, il décharge du poids de son nid les rameaux du grand arbre et il emporte pieusement son berceau, qui est aussi le tombeau de son père.

(Ovide, Les Métamorphoses, 15, 398-405).

Par l’action du feu, le nid d’aromates est à la fois tombeau et berceau du phénix. Or le feu durant l’Antiquité et au Moyen-Âge était aussi bienfaisant qu’il pouvait être néfaste : il condamne les damnés aux flammes de l’Enfer mais consacre les élus de Dieu dans l’Empyrée, l’espace céleste le plus élevé. Empyrée venant du grec empurios, de pūr, feu.

Pomandre anglais en vermeil et cire noire. Circa 1600 - 1610. © Victoria and Albert Museum
Pomandre anglais en vermeil et cire noire. Circa 1600 - 1610. © Victoria and Albert Museum

Un phénix qui sentait bon le naan fromage

Dans la culture védique qui est à la base de l’hindouisme, il existe un être mythologique qui reprend toutes les caractéristiques du phénix du Moyen-Âge et qui lie directement l’utilisation des aromates à la médecine.

Le Ṛg-Veda (prononcer Rig Veda), est le corpus de textes de référence de l’hindouisme. Dans ces textes, Garutmat est un aigle aux ailes d’or, fils de Savitar (qui incarne l’influence divine ou le pouvoir vivificateur de l’astre du jour). Le soleil est nommé Savitar avant son levé, mais Sūrya entre l’aube et le crépuscule. Garutmat est considéré comme l’ancêtre de Garuda :

Aigle mythique, « (Soleil) qui Dévore » [la signification littérale de Garuda], fils de Kásyapa et Vinatā, frère cadet d’Aruna, il effraya à sa naissance les dieux par son éclat [ce qui le fit passer un temps pour Agni, le dieu du feu] […] il déroba l’ambroisie amṛta [« amirta », le breuvage des Dieux et de l’immortalité] pour le donner aux serpents qui tenaient sa mère prisonnière, mais une ruse permit à Indra [Roi des Dieux et Seigneur du Ciel] de le reprendre. »

Huet G., Dictionnaire Sanskrit-Français

Garuda et son frère Aruna sont reliés par le mot « Aru » qui compose leur nom. En sanskrit, Aru désigne le soleil en tant qu’astre. Tandis que Garuda est le « Soleil qui dévore », son demi-frère incarne le demi-dieu personnifiant l’Aurore, il est aussi le cocher de Sūrya, le dieu Soleil brillant de l’aube au crépuscule.

La qualité ignée (qui a les qualités du feu) de ces deux personnages mythologiques est inscrite dans leur identité même. Rappelons que Garuda vola l’ amṛta, la boisson de l’immortalité. Un lien très net entre le feu et l’immortalité rapproche Garuda du phénix.

Sculpture en bois polychrome de Garuda. Culture indonésienne, probablement Java. XIXe - XXe siècle © Per Henriksen

Garuda est par son nom (Soleil qui dévore) un alias du feu. En sanskrit, tejas désigne le feu en tant qu’élément et signifie aussi « énergie vitale ». Riche intuition quand on sait l’importance de la lumière et de la chaleur du soleil sur le métabolisme humain (sans même parler de la cuisson des aliments et de l’impact indirect du feu sur le développement du cerveau).

Maintenant que tu sais désigner le feu élément en sanskrit, voici le nom du dieu du feu dans la culture védique (d’où naquit l’hindouisme) : Agni. Il est aussi régulièrement nommé Tanūnapāt « l’Auto-engendré ». Quelque soit son nom, Agni dévore les oblations des humains pour en porter le parfum aux dieux sous forme de fumée (per fumum qui donnera notre mot « parfum »).

Or tu apprendras que l’auteur légendaire des premiers traités d’āyurveda – c’est-à-dire de médecine – n’est autre que l’ermite Agnivesa, l’ermite « vêtu de feu (Agni) ».

La science de la médecine lui fut enseignée par Ātreya, ermite disciple de Bharadvāja « qui tient la Force (protectrice) », lui-même ermite et qui tenait cette science d’Indra (carrément) : le Dieu des Dieux.

En résumé, cette médecine qu’est l’āyurveda a été enseignée à l’ermite Agnivesa par un autre ermite qui la tenait lui même d’un autre ermite qui la tenait d’Indra qui se shootait continuellement au soma (plus tard assimilé à amṛta, la boisson d’immortalité), qui rappelons-le, fut dérobée par Garuda.

Que fit Agnivesa de ces connaissances médicales ? L’humanité reconnaissante lui attribue la recette du Maharishi Amrit Kalash, un mélange de plantes dont le nom laisse imaginer l’étendue de ses vertus :

  • Maha : grand
  • Rishi : ceux qui ont la perception du divin
  • Amára : immortel
  • Kalasa : vase, pot, coupe. Pot contenant le nectar d’immortalité

Pour les nuls en sanskrit : mélange permettant de devenir immortel, à la manière des Dieux buvant le soma ou l’amṛta.

Pomander anglais en argent à huit compartiments sur lesquels sont gravés les noms des senteurs qu'ils contiennent : rose, cèdre, jasmin, ambre gris, musc, violette, orange et clou de girofle. Circa 1580 Note que ce bijou est surmonté d'un phénix en argent ! © Museum of Fine Arts, Boston

Quelle était la recette de ce smoothie des temps anciens ? Et bien on y trouvait toutes sortes de fleurs, des fruits et des herbes ainsi que du bois de santal blanc, du curcuma, de la cardamone, de la cannelle, des clous de girofle, du gingembre, de la noix de muscade, du bois d’aloes et du poivre !

Voilà donc nos aromates ! Pour t’en convaincre, relis la légende de la photographie précédente (je sais que tu ne lis pas les légendes. C’est un grand tort). Réunis dans une potion magique créée par l’ermite Agnivesa (« vêtu de feu ») et s’apparentant vraisemblablement à l’amṛta que Garuda le (« Soleil qui dévore ») déroba pour sauver sa mère prisonnière des vilains serpents (Nāgá) vivant dans le monde souterrain (et même sous-marin mais c’est une longue histoire).

Ce Maharishi Amrit Kalash qui tient ici lieu d’amṛta (son nom figure dans le titre de la potion) oscille entre terre et ciel, tout comme le nid du Phénix (cf Hérodote, Aristote et Pline). La boisson d’immortalité est dérobée aux dieux célestes et immortels par Garuda (un avatar du phénix) pour sauver sa mère de la mort dans le monde terrestre et souterrain où règnent les serpents Nāgá. Par la suite, ces serpents terrestres réapparaitront dans le mythe du phénix mais l’histoire est complexe, je te l’épargne (pour le moment).

Plus haut, j’ai insisté sur le lien intéressant entre Garuda et le feu. Ici le Garuda « Soleil qui dévore » doit être entendu comme l’astre de feu et peut-être associé au dieu du feu Agni. Souviens-toi, Agni dévore les oblations afin que leurs parfums parviennent jusqu’aux Dieux. Or c’est le feu ou la chaleur qui exhalent les parfums.

Alors, peut-être pouvons-nous comprendre le nom de l’ermite Agnivesa « vêtu de feu », comme le lien unissant les ingrédients du Maharishi Amrit Kalash au feu : la chaleur, le feu (Agni ou aru qui désigne l’énergie vitale) activent les parfums. Le vêtement « de feu » de l’ermite Agnivesa chaufferait les aromates et autres fleurs ou fruits exhalant ainsi leurs parfums.

Les pommes de senteur médiévales étaient continuellement portées par leur possesseur. En collier, en bague ou bien tenues au bout d’un ruban de velours ou d’une chaîne en métal précieux, elles accompagnaient le corps et restaient au plus près de lui.

Pomandre probablement allemand, XVIIe siècle. Or ajouré et émaillé, perles. © Victoria and Albert Museum

Probablement, la chaleur du corps a pu jouer le même rôle que le feu régénérant pour le phénix. Au contact de la chaleur du corps, les aromates exhalaient leurs parfums, parfums délicieux offerts à Dieu « per fumum » (une fumée très très légère dans ce cas, il ne s’agissait pas de s’immoler). Cette oblation originale favorisait peut-être l’obtention d’une divine faveur : celle de vivre longtemps ou de guérir d’une maladie.

Aujourd’hui, les fruits en bois parfumé placés dans le linge, aux portes des armoires ou même le parfum que l’on porte à même la peau sont les lointains descendants de ces pratiques flirtant entre religion, magie et animisme.

Jakob Cornelisz van Oostzanen, Portrait d'un homme. Huile sur panneau. Circa 1518 © Rijksmuseum
[Clique pour agrandir] Pieter Pourbus (circa 1523 – 1584), Portrait d’une femme portant une pomme de senteur attachée à une chaîne en or. Circa 1560-65 © Weiss Gallery
[Clique pour agrandir] Agnolo Bronzino (1503–1572), Portrait de Lucrezia de Medici. Huile sur panneau, circa 1560 © North Carolina Museum of Art
  • CHARBONNEAU-LASSAY L., Le Bestiaire du Christ, Albin Michel, Paris, 2006
  • CHRETIEN J.L., Symbolique du corps: La tradition chrétienne du Cantique des Cantiques, Presses Universitaires de France, Paris, 2005
  • DETIENNE M., Les Jardins d’Adonis, la mythologie des aromates en Grèce, Bibliothèque des Histoires, Gallimard, Paris, 1972
  • HEAD J. et CRANSTON S.L., Le Livre de la Réincarnation, Le Livre de Poche, Paris, 1991
  • HUET G., Dictionnaire sanskrit-français, http://sanskrit.inria.fr/Dico.pdf
  • LEGUAY J.P., Le Feu au Moyen-Âge, Presses universitaires de Rennes, 2015
  • LE GUERER A., Les Pouvoirs de l’Odeur, Odile Jacob, Paris, 2002
  • OVIDE, Les Métamorphoses, Folio Classique, Éditions Gallimard, Paris, 1992
  • ROCH M., L’Intelligence d’un Sens, Odeurs miraculeuses et odorat dans l’Occident du haut Moyen-Âge (Ve – VIIIe siècles), Brepols, Turnhout, 2009
  • SRIVASTAVA V.C., History of Agriculture in India (up to c.1200 AD), Concept Publishing Compagny, New-Delhi, 2008
  • VIGARELLO, Le propre et le sale, l’hygiène du corps depuis le Moyen-Âge, Seuil, Paris, 2013
  • La Sainte Bible, traduite en français sous la direction de l’École Biblique de Jérusalem, Éditions du Cerf, Paris, 1956
  • Annick Le Guérer, « Le parfum et la chair », Terrain [En ligne], 47 | septembre 2006, mis en ligne le 15 mars 2010, consulté le 15 novembre 2016.
  • Françoise Lecocq, L’œuf du phénix. Myrrhe, encens et cannelle dans le mythe du phénix, Schedae, Prépublication n° 17 Fascicule n° 2, pp. 107-130, 2009
  • P Contant. Les rapports entre la pharmacie et la parfumerie : Charles Paressant, Contribution à l’étude des rapports entre la pharmacie et la parfumerie. In: Revue d’histoire de la pharmacie, 45ᵉ année, n°155, 1957. pp. 181-182.
  • Julien Pierre. Les pommes de senteur ou pommes d’ambre : Renate Smollich, Der Bisamapfel in Kunst und Wissenschaft. In: Revue d’histoire de la pharmacie, 73ᵉ année, n°265, 1985. pp. 188-190.
  • Laurent M. Le Phénix, les serpents et les aromates dans une miniature du XIIe siècle. In: L’antiquité classique, Tome 4, fasc. 2, 1935. pp. 375-401.
  • ROŞU, ARION. “Considération sur une technique du Rasāyana āyurvédique” Indo-Iranian Journal, vol. 17, no. 1/2, 1975, pp. 1–29
  • Suzanne Amigues, « L’odyssée des aromates », La pensée de midi 3/2004 (N° 13), p. 53-59
  • Sylvia d’Intino, « Le dialogue dans les hymnes védiques », Annuaire de l’École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences religieuses, 122 | 2015, 112-116.